ARTELOGIE VIII
(DECEMBRE 2015-JANVIER 2016)
SOMMAIRE


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Dossier Thématique - Image de la nation : art et nature au Chili

  • Les « limbes » de Gerónimo de Vivar : représentations et appropriation de la nature chilienne pendant la Conquête

    La chronique du conquistador Gerónimo de Vivar achevée en 1558 est à la fois un récit de la Conquête à la gloire du chef Pedro de Valdivia et une description précise de la nature, des paysages et des populations indigènes. Le poids des représentations et la volonté d’appropriation du territoire par le discours produisent un tableau de la nature chilienne au service des Espagnols. Par ailleurs, le royaume du Chili est progressivement caractérisé, identifié à sa nature et simultanément intégré à l’univers politique et culturel hispanique. Sans parler de créolisme, encore moins de nationalisme, on trouve dans la première chronique chilienne le souci d’inventer un « chez-soi », y compris par la brutalité contre les Indiens.

  • Paisaje y nación : la majestuosa montaña en el imaginario del siglo XIX

    Este trabajo se propone seguir un hilo que va del Atlas de Claudio Gay (1854) a la pintura La Fundación de Santiago (1889), analizando cómo se instala la cordillera nevada como telón de fondo de la nación. Un paisaje nacional que se construye en el siglo XIX, desde la élite republicana, desde Santiago, y que se reproduce hasta hoy. En un segundo plano, usando como referencia los estudios sobre paisaje y poder y paisaje como lugar de vida, el artículo busca indagar en los márgenes de estas representaciones : ¿Existen otras cordilleras (ocultas) del siglo XIX ? ¿Cómo se explica el arraigo popular de este imaginario ? Relatos sobre de mineros, arrieros o bandidos pueden ser el otro hilo con que se teje el paisaje de la nación.

  • Comienzo y deriva de un paisaje. Alessandro Ciccarelli, Antonio Smith y los historiadores del arte chileno

    El paisaje natural es uno de los motivos más frecuentes de la pintura chilena desde mediados del siglo XIX. La historiografía del arte local ha apuntado la preeminencia del género, subrayando su vínculo con el proceso de formación de un imaginario nacional y ubicando su origen en el primer director de la Academia de Pintura, el napolitano Alessandro Ciccarelli. En este artículo mostramos que ambas hipótesis se han enquistado hasta el punto de dejar oculta la figura de Antonio Smith, pintor de paisajes que poco tuvo que ver con la práctica institucional de la pintura y cuyo imaginario natural estaba lejos de cumplir las expectativas de un arte funcional a un ideario patriótico. El estudio de dos paisajes representando un mismo lugar nos permite comparar estos dos pintores y considerar la fortuna crítica de la que han sido respectivamente depositarios.

  • Metáforas de un país frío. Chile en la Exposición Iberoamericana de Sevilla en 1929.

    El artículo analiza la imagen de Chile como un país frío que el gobierno del país intentaba dar hacia el extranjero en la década del veinte del siglo pasado. Para ello se estudia la concurrencia chilena a la Exposición Iberoamericana de Sevilla en 1929 y su representación a través de un edificio que aludía a la Cordillera de los Andes. Se profundiza en el trasfondo ideológico que sostenía dicho simbolismo en el desafío de mostrarse como civilizado” y expresar al mismo tiempo la identidad nacional. Se propone que la cordillera nevada fue un símbolo funcional a dichos propósitos, ya que no solamente alejaba al país de la idea “tropical” de América Latina sino que, desde el prisma del determinismo geográfico predominante en la época, representaba el medio físico que había forjado el carácter “progresista” de la población.

  • Seeking a new paradise for mankind : Rockwell Kent in Tierra del Fuego and the creation of a new national image for Chile

    Est-il possible qu’un étranger inconnu du Chili puisse contribuer à la construction de l’image nationale de ce pays ? Certainement. Le regard d’un explorateur étranger a toujours joué un rôle important dans la révélation d’une nation à elle-même. En effet, les impressions étrangères se sont progressivement diffusées à l’ensemble de la nation, après leur acceptation par des publics hors de ses frontières. Ainsi en est-il des observations de Humboldt, qui avait acquis une audience européenne. Ainsi en est-il également, dans l’article suivant, du talentueux Rockwell Kent (1882-1971). Par des images et des écrits, celui-ci a transmis à une génération d’américains du Nord, l’existence au sein du Chili, en Terre du Feu, d’une nature sauvage remémorant le Paradis qu’ils avaient eux-mêmes perdu, en raison de la fermeture de la frontière aux États-Unis.

  • L’empreinte de la nature sous le gouvernement militaire d’Augusto Pinochet (1973-1990) : quelques formulations à propos d’un art national

    A travers l’instauration d’une vision très patriotique de la nation sous la dictature du général Pinochet (1973-1990), la tension entre image de la nation et son rapport à la nature s’est jouée au-delà des problématiques de la scène artistique contemporaine. Si l’on tient compte de tous les acteurs qui participent aux circuits de production et de diffusion de l’art comme le propose la méthode d’analyse de Howard Becker, nous pouvons conclure à une visibilité constante des peintres paysagistes se revendiquant de la tradition des grands maîtres chiliens. Pourtant, la critique artistique qui va se mettre en place sous l’impulsion de Nelly Richard à partir des années 80 rejettera la posture qu’implique toute représentation de la nature, afin de renouer avec les préoccupations socio-politiques du moment.

  • Du paysage au territoire : Des imaginaires sociaux à la lutte des Mapuche dans le sud Chili (XIX-XXIe siècle).

    Les représentations paysagères du XIXe siècle dont recèlent les récits de voyages en pays mapuche ont la particularité de toutes se référer à la présence de forêts vierges et impénétrables habitées par des farouches Indiens, suscitant divers sentiments contradictoires allant de l’exaltation à la crainte. Si toutes représentations paysagères renvoient à des processus de construction sociale, culturelle et historique, reste à savoir les différents univers et héritages socioculturels dont elles sont porteuses et les effets produits par les « géographies imaginaires » qu’elles contribuent à générer. Les politiques de colonisation, de « pacification » et de réduction du territoire mapuche et de leurs populations sont étroitement liés aux imaginaires alimentés par ces représentations paysagères et qui étaient partagés au sein de la classe dirigeante. Appréhender les origines et les déterminants socioculturels de ces représentations ancrées dans l’histoire peut ainsi contribuer à comprendre des situations plus contemporaines telle que la drastique transformation du paysage de l’Araucanie au cours du XXe siècle et les conflits entre entreprises forestières et communautés mapuche que cela a provoqué.

  • Naissance de l’art chilien ou naissance chilienne de l’art ?

    Cet article vise à repérer et interroger les liens entre l’histoire de l’art et l’État-nation chilien ainsi que l’émergence des institutions culturelles, notamment celle de l’Académie de Peinture qui est vue comme le lieu où s’est consolidée la mémoire collective et où s’est créée de façon officielle une identité nationale. Afin d’animer un sentiment d’appartenance et de construire une « tradition artistique », il a fallu à la peinture chilienne, dite « républicaine », embrasser des « métarécits » symboliques : l’attachement à la terre, la sacralisation d’une géographie nationale, le culte du héros, la lecture des mythes, le recueillement d’une mémoire du passé. Le paysage de cette époque fut alors un lien privilégié de quête et construction identitaire fondée sur l’appartenance à une communauté imaginée dans son rapport à la géographie.Cet article tente d’interroger, en la laissant ouverte, la question des catégories d’analyse de l’histoire de l’art et des hiérarchies de périodisation.

  • La naturaleza en los escritos sobre cine chileno primitivo

    La naturaleza es un motivo representacional que ha cruzado la producción cinematográfica chilena desde su inicio ; ésta no sólo ha figurado como un decorado sino que se ha pensado como parte fundamental de la construcción simbólica de la identidad nacional. No obstante, la relación entre cine y naturaleza no sólo es simbólica, sino que también está cruzada por la construcción de una idea del cine chileno y una comprensión sobre lo cinematográfico, que son la condición de posibilidad para la dimensión simbólica de la naturaleza. Esto lo encontraremos desde temprana data en los escritos sobre los primeros filmes chilenos y será analizando dichas líneas e ideas donde se visibilizará lo que está en juego cuando el cine chileno imagina a la naturaleza.

  • De resemantizaciones, remedos y reminiscencias. El Cerro Santa Lucía y su intervención

    El presente ensayo tiene por finalidad analizar los cambios que sufrió el cerro Santa Lucía en la década del 70 del siglo XIX, proceso entendido como la instrumentalización de la naturaleza al servicio de la urbanización. Por objeto de estudio se ha tomado la crónica y propaganda de este proceso, el Álbum del Santa Lucía, de autoría de Benjamín Vicuña Mackenna, intendente de aquel entonces quien también fue el artífice de esta modernización. El análisis se centrará, además, en la resemantización de este referente geográfico. Para ello se entenderá al Santa Lucía como un ente polifuncional, en tanto posee un peso estético, logra un efecto higienista, se instala como un monumento de la gloria republicana, manifiesta el triunfo de la técnica al servicio de la modernidad y el arte y, dentro de esta dinámica, se cuestiona su rol de espectáculo moderno, todo dentro del marco de su esencia : el ser un referente natural.

  • Alegorías del paisaje petrificado : "Casa de campo"

    En este artículo proponemos un acercamiento a la novela Casa de campo de José Donoso a partir de la relación entre naturaleza y paisaje, considerada decisiva para la identificación del papel que cumple el arte dentro de la novela en su condición de artificio. Asimismo, la figura del narrador será analizada tanto en su transformación en personaje como en la ruptura de planos ficcionales al presentarse como el escritor de la novela. La compleja intervención del narrador personaje en la fábula de los Ventura desencadena una lectura alegórica, visible en la articulación naturaleza–arte/artificio–paisaje, que despliega a la naturaleza como naturalización de los códigos estéticos y, por consiguiente, de los contenidos ideológicos, planteando el conflictivo asunto del potencial de denuncia de la ficción.

  • De la poesía a la ficción : literatura, paisaje y política en Estrella distante de Roberto Bolaño

    Este trabajo estudia la manera en que poesía y política se vinculan a través del paisaje en la novela Estrella distante de Roberto Bolaño. En nuestra lectura, de este vínculo se desprenden dos ejes fundamentales para entender su obra, ejes que estarían en el germen de la obra ficcional del autor : por un lado, la lucha con un canon poético nacional y, por el otro, cierta tensión entre ficción y poesía. En la medida en que estos ejes incumben al ámbito literario, Estrella distante nos propone una teoría sobre la literatura chilena. En la medida en que exceden dicho ámbito, nos ofrece una manera de pensar la relación entre literatura y política.

  • Vicisitudes y horizontes de las artesanías de la Región del Rapel, en Chile Central frente a la Globalización : del metal en Coya y de la fibra vegetal en Chimbarongo.

    El artículo analiza dos topos de artesanía que se desarrollan en la actualidad en el área de la Región del Rapel : la de cobre de la localidad de Coya y la de mimbre de la comuna de Chimbarongo. Dichas localidades fueron impactadas por procesos de modernización y globalización que han contribuido a la desterritorialización y han puesto en el debate la problemática de la identidad y los productos culturales. Si bien los gobiernos han optado por fomentar rutas turísticas en la zona que permitan incluir a estas artesanías en un circuito de ventas sin mucho éxito, también han utilizado estos bienes culturales “típicos” para formar un repertorio bajo el rótulo de patrimonio cultural que tiende a reforzar la identidad nacional bajo los moldes del Estado. Mientras tanto, estas artesanías no han contribuido a terminar con el éxodo de población en las localidades aludidas y permanecen aún como actividad de complemento del presupuesto familiar.

  • La simulación del cosmos : utopía del paisaje y figuras de comunidad en Elías Santis

    La obra de Elías Santis recupera el legado artístico barroco para construir imágenes del mundo en las cuales las formas del paisaje y el autorretrato están puestas en tensión. A través del trabajo sobre el espacio, en paisajes simbólicos y alegóricos, el artista indaga sobre la potencia ética del simulacro. Los autorretratos de Santis asumen el valor de interpelación respecto de lo imaginario, de la relación entre espacio, tiempo y sujeto, y de promoción de simulaciones o formas de vida de comunidades artísticas y científicas (otros artistas jóvenes de Chile, particularmente aquellos que también interpelan la relación entre naturaleza, arte y ciencia) que construyen y habitan el utópico paisaje de sus obras.

  • Haciendo naturalezas : "Ecopoemas", "Escrito en el desierto", "Huacho"

    A partir del análisis de “Ecopoemas” de Nicanor Parra, “Escrito en el desierto” de Raúl Zurita y Huacho, película de Alejandro Fernández Almendras, el siguiente artículo busca cuestionar la pertinencia de la epistemología dualista en la comprensión de lo natural y cultural de Chile. El objetivo es no tomar la dupla cultura/naturaleza como punto de partida, sino más bien como el punto de llegada de un proceso de composición que involucra múltiples prácticas y estrategias narrativas que serán el objeto de análisis en este documento. Se discutirá así el carácter político de las operaciones que configuran y construyen el universo de estas obras.

  • Desfiguraciones del exilio en "El Eco de las canciones", de Antonia Rossi.

    Este articulo analiza las operaciones de desfiguración sobre las imágenes emblemáticas del exilio político durante la dictadura, puestas en juego en el documental El eco de las canciones (2010) de Antonia Rossi. En los últimos años se han publicado diversos trabajos sobre el giro autobiográfico del documental contemporáneo, atendiendo las articulaciones entre memoria subjetiva e historia y a las hibridaciones entre realidad y ficción que éste presenta en sus diversas manifestaciones. Enmarcándose en esa línea de trabajo, el presente artículo busca no solo abordar las imágenes correspondientes al universo de lo íntimo, la infancia y lo familiar, si no también un aspecto aparentemente marginal : se trata de examinar cómo las imágenes de la naturaleza y la catástrofe natural logran trastornar la relación pacífica y continua entre exilio, identidad y territorio. De este modo, indagaremos cómo aquellas operaciones de deformación del imaginario, producen una noción extrañada de identidad, atravesada por una alteración decisiva de relación entre lo propio y lo ajeno.

  • Vivian Scheihing. « Mon paysage intérieur, c’est ma nature »

    L’artiste chilienne Vivian Scheihing, née à Valdivia en 1947, a vécu le tremblement de terre de 1960. Elle garde profondément ancrées en elle les traces de cette tragédie. La création lui permet d’évacuer et de transformer ce trauma ; elle peint, dessine et écrit sans jamais oublier que ce paysage de l’enfance est aussi celui qui préside chaque jour à la concrétisation des désirs et des hasards de son imaginaire. En entremêlant dans sa mémoire paysage intime et nature, elle nous propose une peinture qui ne décrit ni ne représente, mais offre une réflexion où s’exprime une pluralité d’émotions et d’interrogations sur les divers « paysages » du quotidien.

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Titulos: : Ortogonal Descripción : 1946. Óleo sobre cartón. 58 x 47 cm. Colección particular. París. Francia. Autor : (...)

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